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COMMENT CREER ET REUSSIR SON ENTREPRISE DANS L’ENVIRONNEMENT ACTUEL DES AFFAIRES ?    Enregistrer au format PDF

lundi 13 septembre 2010, par Lancina KI

PLAN DE L’EXPOSE

I- Introduction : Contexte et situation

II- La politique de promotion du secteur privé

1- Les principaux axes de la politique

2- Les outils et instruments de la politique

III- L’environnement des affaires

1- La qualité des promoteurs

2- Les secteurs porteurs

IV- Comment créer son entreprise : Dispositions préalables ?

1- Les jeunes

2- Les personnes déjà en activités

3- Les personnes à la retraite

V- Les principales difficultés des PME au Burkina

1- Les difficultés liées au marché

2- Les difficultés liées à la gestion

VI- Les dispositions pour réussir et développer son entreprise

1- Les dispositions d’ordre administratif

2- Les dispositions d’ordre technique

3- Les dispositions d’ordre pratique

VII- Conclusion

I- Contexte et situation

Le Burkina Faso, comme beaucoup d’autres pays en développement exécute depuis 1991 une politique économique basée, entre autres, sur la promotion de l’initiative privée ou du secteur privé qui doit jouer le rôle moteur du développement économique.

Il conduit cette politique dans un contexte et dans un environnement marqués par la mondialisation de l’économie où le monde est devenu, comme on l’appelle, un village planétaire.

Pour ce qui concerne le Burkina Faso, cinq constats pertinents sont intéressants à examiner :

1- Plus de 90% de la population active exerce dans le secteur primaire et ce secteur ne contribue que pour 40% à la formation du PIB ; On peut noter un problème de rendement dans ce secteur ;

2- La population croît à un rythme annuel de près de 3% (plus exactement 2.37%) alors que le taux moyen de croissance économique est de l’ordre de 5% ; d’où un problème d’inadéquation entre les ressources et les besoins ;

3- Le taux de scolarisation est passé de 14% à plus de 40% pendant que la situation économique ne s’améliore guère, bien au contraire elle semble se dégrader ; d’où le problème d’insertion des jeunes scolarisés ;

4- L’arrêt du recrutement dans la Fonction Publique dans beaucoup de secteurs à l’exception des secteurs sociaux et financiers ; on observe donc que le nombre de diplômés augmente pendant que les emplois stagnent ; d’où un gap à combler pour les jeunes diplômés (A peine 20% des demandes d’emplois sont satisfaits) ;

5- La législation du travail est si rigide qu’elle ne favorise pas la promotion de l’emploi, d’où la rigidité du marché de l’emploi ;

La jeunesse burkinabè semble la plus exposée aux contingences ci-dessus qui n’augurent pas à première vue des lendemains sécurisants pour elle.

Par ailleurs, avec l’augmentation de l’espérance de vie des populations au Burkina Faso, des gens vont à la retraite encore solide et doivent passer des années à ne rien faire.

En un mot, de plus en plus, on a des jeunes sans emploi et de jeunes retraités oisifs et improductifs !!!!

Que faire ? Semble être la question troublante que se posent beaucoup de jeunes gens et de jeunes retraités aujourd’hui.

Entreprendre des activités d’initiatives privées est la réponse la mieux appropriée qui s’impose à tous. Mais comment ? Avec l’appui de qui ?
Ces dernières années, les jeunes développent des initiatives privées que le Gouvernement soutient par la prise d’un ensemble de mesures pour assurer au secteur privé dans son ensemble, de meilleures conditions d’exercice des activités lucratives ou génératrices de revenus.

L’examen de la politique du Gouvernement pour soutenir l’initiative privée montre la mesure de son engagement pour répondre à l’ensemble des attentes de la jeunesse dans ce sens. Des initiatives seraient aussi en réflexion pour les jeunes retraités pour faire comme ce qui a été fait pour les travailleurs déflatés.

II- La politique de promotion du secteur privé

1-Les principaux axes de la politique

1-1 Assainissement de l’environnement juridique, fiscal et législatif ;

1-2 Désengagement de l’Etat des secteurs productifs (50 entrep) ;

1-3 Renforcement des capacités des entreprises ;

1-4 Développement des institutions d’appui au secteur privé ;

1-5 Développement du potentiel des secteurs agricoles, agro-industriels et de l’élevage ;

1-6 Financement du secteur privé ;

1-7 Promotion de l’emploi ;

1-8 Développement du secteur minier ;

1-9 Développement des infrastructures.

2-Les outils et instruments de la politique

2-1 Les dispositions institutionnelles

1.1 Restructuration des institutions d’appui au secteur privé (CCIA-BF, ONAC, CBC)

1.2 Création du Centre des Guichets Uniques

1.3 Création de la Direction Générale de la Promotion du Secteur Privé

1.4 Création de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso

1.5 Création des centres de Formalités des Entreprises

1.6 Mise en place du Fonds à coûts partagés (financement Banque Mondiale)

1.7 Création d’une Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation

1.8 Mise en place prochaine d’un dispositif presque similaire (financement Union Européenne)

1.9 Création prochaine des Centres de Gestion Agréés (CGA)

2-2 Les outils fonctionnels (les formalités)

2.1 La simplification des formalités de création d’entreprises

2-3 Les outils promotionnels

3.1 Le Code des Investissements

2-4 Les structures de financement

PAPME, FAARF, FASI, FAPE, PRODIA…

L’assainissement du système bancaire a permis un essor de ce secteur.

III- L’environnement des affaires

1- La concurrence n’est plus seulement nationale mais mondiale !

On assiste de manière irréversible à l’ouverture des marchés et à la fin du protectionnisme.

2- Le niveau d’instruction des Hommes d’affaires est de plus en plus élevé

Nouvelles races d’opérateurs économiques se rencontrent de plus en plus au Burkina Faso et dans le monde.

3- Il y a des secteurs où les entreprises semblent se porter mieux

2.1 Le secteur agricole :

  • les fruits et légumes séchés
  • le sésame
  • le beurre de karité

2.2 Le secteur des services

  • les cabinets comptables
  • les TIC
  • la santé
  • le transport
  • la formation professionnelle technique

2.3 Le secteur commercial

  • les objets d’art
  • la couture, l’habillement et le pressing
  • la restauration

2.4 Le secteur élevage

  • l’embouche
  • la viande
  • le lait

IV- Comment créer son entreprise : Les dispositions préalables

Observations importantes :

  • On crée l’entreprise d’abord dans sa tête !
  • On crée ensuite l’entreprise dans le comportement de tous les jours ;
  • On crée ensuite l’entreprise sur papier ;
  • On crée ensuite l’entreprise par l’exercice pratique ou si vous voulez par TD en s’y essayant sans qu’elle ne soit votre acticité principale ;
  • On crée enfin une entreprise dans le fait et le droit.

Tout cela, tout en sachant qu’il n’y a pas de sots métiers !

Partant de ces observations, examinons que doivent faire les jeunes et les jeunes retraités doivent faire comme disposition préalable.

1- Les jeunes

1.1 Encore sur les bancs, se faire une idée de projet et y réfléchir

1.2 Observer le marché auquel on veut s’adresser

1.3 En chômage, poursuivre la prospection

2- Les personnes déjà en activités

2.1 En début de carrière

2.2 En cours de carrière

3- Les personnes à la retraite

Se rendre utile en poursuivant son activité à son rythme.

V- Les principales difficultés des PME au Burkina

1- Les difficultés liées au marché

1-1 L’étroitesse du marché : Si ce problème se pose à un chef d’entreprise PME, on pourrait accuser :

  • Non étude de marché
  • Méconnaissance du marché
  • Produits de substitution…

1-2 Les difficultés d’accès au marché : On pourrait accuser :

  • Non-étude du marché
  • Approche du marché inadaptée ;
  • Mauvais positionnement ;
  • Non qualification du promoteur….

1-3 Les pertes de clients :

  • mauvaise qualité du service ;
  • prix non concurrentiels ;
  • mauvais accueil ;
  • mauvaise présentation des acteurs…

2- Les difficultés liées à la gestion

2-1 Approvisionnements irréguliers :

  • mauvaise programmation ;
  • non-diversification ;
  • absence d’infrastructures ;
  • non-application d’outils de gestion…

2-2 Stocks périmés

  • mauvaise programmation ;
  • non-suivi des stocks ;
  • non-application d’outils de gestion appropriés…

2-3 Les bénéfices fictifs ou volatiles

  • Non-couverture réelle des charges ;
  • comptabilité même primaire inexistante ;
  • méconnaissance réelle des charges ;
  • Non-connaissance du seuil de rentabilité ;
  • dépenses non disciplinée ;
  • aucun système de budgétisation…

2-4 Faible rendement du personnel :

  • Personnel parenté et non dévoué ;
  • Non-définition précise des tâches des agents ;
  • Non-fixation de contrat d’objectifs…

La conséquence de tous ces problèmes est la faillite de l’entreprise à la longue. Alors que faire pour éviter tout cela et réussir son entreprise ?

VI- Les dispositions pour réussir et développer son entreprise

1- Les dispositions d’ordre administratif

  • pièces administratives requises toujours au complet (voir dépliants distribués) ;
  • transparence avec les services publics ;
  • relation étroite avec les administrations publiques ;
  • activités ou service de relation publique ;
  • déclaration des employés et définition de contrats clairs….

2- Les dispositions d’ordre technique

  • la formation continue ;
  • personnel qualifiée sans considération d’ordre familial ;
  • le contrôle continu ;
  • la fixation des règles de gestion des fonds (encaissement, décaissement, menus dépenses, opérations bancaires, pièces justificatives…) ;
  • suivi régulier des indicateurs et outils de gestion notamment le SR, comptabilité analytique… ;
  • élaboration de programme d’investissement ;
  • élaboration de budget de fonctionnement ;
  • élaboration et exécution d’un plan d’action ;
  • élaboration et exécution d’un plan d’affaires qui est un outil essentiel au succès et à la survie d’une entreprise.

3- Les dispositions d’ordre pratique

Comment réussir dans son initiative privée ?

Pèle mêle, on peut retenir les recommandations suivantes :

  • Y avoir réfléchi pendant longtemps, de préférence étant sur les bancs ;
  • Avoir les qualités morales et techniques ;
  • Se forger les prédispositions pour le faire ;
  • Aimer ce qu’on veut faire ;
  • S’y consacrer entièrement ;
  • Attacher du prix à la qualité et à la perfection ;
  • S’entourer de tous les conseils utiles ;
  • Réaliser une étude du marché avant toute décision importante ;
  • Mettre en place un système efficace de gestion…

En d’autres termes, pour réussir, il faut savoir entre autres, ceci :

  • La gestion d’une entreprise est une épreuve d’endurance. Tout comme le sportif, pour réussir, il lui faut un entrainement sans cesse, se priver, ne ménager aucun effort, respecter les règles pour éviter un carton rouge.
  • Une entreprise n’est jamais prospère une fois pour toute ! Il faut la surveiller comme du lait au feu ! On ne dort jamais sur ses lauriers !
  • Une entreprise est une équipe de gagnants où tous les joueurs sont assoiffés de la victoire et ceux qui ne sont pas « dans le match » sont sans pitié remplacés !

VII- Conclusion

Aujourd’hui, on ne saurait compter exclusivement sur l’embauche par quelqu’un.

L’initiative privée est une voie de salut pour la jeunesse aujourd’hui.

Il faut en tenir compte dans son orientation à l’école et penser déjà à ce que l’on veut faire dans l’avenir.

L’ensemble du dispositif mis en place par le Gouvernement sont exploitables. Il faut avoir une idée, la mûrir et l’exploiter.

Je le répète, la gestion d’une entreprise est une épreuve d’endurance !

Le découragement est interdit quand on veut entreprendre des affaires !

L’avenir n’est pas aussi sombre que semblent vous montrer les évènements. Il n’y a seulement plus de place pour les médiocres, les paresseux et les non entreprenants.

Les jeunes chefs d’entreprises sont de plus en plus nombreux et dynamiques au Burkina Faso. L’avenir est bel et bien radieux pour eux et pour vous qui emboîterez leurs pas avec détermination et conviction.

POTENTIALITES ECONOMIQUES DE L’ESPACE COMMUNAUTAIRE UEMOA

AGRICULTURE

L’espace UEMOA regorge de potentialités importantes dans les principales filières suivantes :

1. Riz (Dans tous les Etats membres pour 2 233 404 T/An) ;

2. Autres céréales (Dans tous les Etats pour 12 311 449 T/An) ;

3. Tubercules (Dans 4 Etats membres pour 14 635 122 T/An) ;

4. Coton (Dans 4 Etats membres pour 667 059 T de fibre/An) ;

7. Oléagineux (Dans 4 Etats membres pour 4 679 311 T/An) ;

6. Fruits et légumes (Dans 6 Etats membres pour 1 373 306 T) ;

7. Café-Cacao (Dans 1 Etat membre pour 1 597 177 T/An) ;

8. Caoutchouc (Dans 1 Etat membre pour 152 617 T/An) ;

9. Anacarde (Dans 4 Etats membres pour 302 452 T/An) ;

10. Gomme arabique (Dans 1 Etat membre) ;

11. Plantes florales (Dans 1 Etat membre).

ELEVAGE ET PECHE

Les Etats membres de l’UEMOA regorgent de potentialités dans les filières suivantes :

1. Bétail-viande (Dans 4 Etats membres pour 783 611 T/An pour la viande de bovins, caprins, ovins) ;

2. Produits avicoles (Dans 4 Etats pour 153 129 000 Têtes de poules et 136 511 T d’œufs de poules/An) ;

3. Cuirs et peaux (Dans 3 Etats membres pour 120 995 T/An) ;

4. Lait (Dans 6 Etats membres pour 1 628 567 T/An) ;

5. Pêche (Dans 4 Etats membres pour 691 992 T/An).

Pour toute information complémentaire, contacter la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso"

1 Message

  • COMMENT CREER ET REUSSIR SON ENTREPRISE DANS L’ENVIRONNEMENT ACTUEL DES AFFAIRES ? Le 6 novembre 2012 à 10:40, par François-Xavier BENGALI

    J’ai lu avec un grand intérêt cette présentation sur la création et la réussite dans entrepreneuriat surtout pour nous jeunes « force entreprenante » de ce pays où il existent encore beaucoup de potentialités d’investissements.
    Je serai très intéressé par la réunion d"information pour la création d’entreprise (RICE) ;à savoir la date et les conditions de participation.

    Merci
    Francois-Xavier BENGALI

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